Notre Mission


Dre Yanouchka Labrousse, GMF-U Charles-Le Moyne

Une grande fierté!

 

Il faut le dire et le redire : pratiquer la médecine familiale offre de grandes possibilités tout en donnant énormément de gratitude et de satisfaction. En plus de permettre une pratique variée, allant de l’urgence jusqu’à la gériatrie en passant par l’obstétrique, l’aide médicale à mourir (AMM), la santé mentale, la pédiatrie et d’autres encore, notre profession permet des relations privilégiées avec nos patient.es. Nous les voyons parfois naître, grandir, évoluer. Nous participons à leurs cheminements en les accompagnant lorsqu’ils ont besoin de soins. Le médecin de famille est à l’occasion un confident, souvent un rempart à la détresse face à la maladie.

Voir s’épanouir des patients après leurs épisodes de soins est un sentiment extrêmement gratifiant.

Avec leur expertise, leur polyvalence et leur adaptabilité, les omnipraticiens sont des acteurs importants, irremplaçables, voire même économiques, pour les soins de santé québécois. Lire la suite

Les médecins de famille contribuent activement à l’amélioration des soins de santé au Québec. Ils ont maintes fois démontré leur capacité d’adaptation dans ce système de santé en constant réajustement ainsi que dans les nombreux défis reliés à notre époque. Et ce, malgré une baisse constante de leurs effectifs. 

Nous sommes fiers et fières de contribuer à votre santé!

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DPC

Le développement professionnel continu (DPC) en 2025-2026

L'année 2025 étant derrière nous, nous continuons à favoriser les activités de DPC en présentiel. Nous sommes bien conscients que les formations hybrides sont pratiques et répondent au besoin de certains de nos membres, mais nous croyons que le fait de se côtoyer nous permet de créer des liens et de favoriser les échanges entre médecins de différents milieux de pratique.

Nous tenons à vous rappeler que l’inscription des activités de DPC se fait directement sur le site de l’AMORSL.

Considérant la forte participation aux activités, nous vous encourageons à annuler votre inscription lorsque vous êtes dans l’impossibilité de participer à une formation afin de permettre à un autre médecin d'y prendre place. 

Nous sommes entrés dans la 2e année du nouveau cycle de 5 ans de formation qui a débuté en 2024.

Pour répondre aux exigences du Collège des médecins du Québec, le médecin doit prouver qu’il participe à 250 heures de formation sur un cycle de 5 ans. Il doit aussi minimalement participer à 25 heures d’activités de DPC reconnues par année et à 10 heures d’activités d’évaluation de l’exercice reconnues lors du cycle de 5 ans. Lire la suite

Advenant que vous ayez besoin de renseignements ou d'aide pour répondre à ces obligations, vous pouvez nous contacter et nous pourrons vous accompagner et vous assister.

Des communications régulières seront envoyées à tous nos membres afin de les informer des nouvelles activités en DPC tenues sur le territoire de l'AMORSL.

Au plaisir de vous rencontrer,

Samia Namen, md
Responsable régional du DPC

En savoir plus

Formations

Wednesday, 4 February 2026
18:00 - 21:15
ACTIVITÉ EN PRÉSIENTIEL SEULEMENT         RÉGION SOREL-TRACY     COMPLET
Thursday, 19 February 2026
18:00 - 20:00
ACTIVITÉ EN PRÉSENTIEL SEULEMENT              RÉGION SOREL-TRACY

Enjeux actuels

Enjeux actuels

Après avoir réussi à éviter les mesures extrêmement néfastes initialement prévues au PL15 l’an dernier, le gouvernement est revenu en force avec le PL106, devenu Loi 2 (Loi 25 au final). Grâce à l’engagement des médecins de famille envers la population; ainsi qu’au travail de la FMOQ, le pire a finalement pu être évité. De fait, l’entente conclue avec le gouvernement a retiré les pires approches jamais visées envers les médecins de famille et l’accès aux patients à la première ligne. Au final, le pourcentage de rémunération lié à la capitation (patients inscrits) dans les cliniques/GMF passe de 30% à 50%. D’autres ajustements intéressants sont à souligner. Notons la prévisibilité de cinq ans pour les ententes GMF, et la reconduction de Lettres d’ententes (LE) permettant des approches adaptées selon divers contextes.

Faut-il rappeler que les médecins de famille étaient d’accord avec l’approche d’une part de rémunération plus grande à la capitation ainsi qu’avec la sécurisation des ententes GMF, depuis longtemps? Cet affrontement politique dans l’espace public, voulu par le gouvernement, fut totalement inutile; voire plutôt particulièrement négatif.

Il faudra maintenant mettre l’accent sur la cicatrisation des blessures infligées à la profession. Pensons à nos 70 médecins de famille qui avaient entrepris des démarches pour quitter ou ralentir leurs pratiques de première ligne. Puissions-nous en convaincre un maximum de réviser leurs décisions, lorsque c’est possible.

Il reste du travail à faire. Des ententes plus spécifiques à négocier. Mais le cadre est finalement raisonnable et permet de retrouver l’espoir pour la pratique de la médecine de famille et l’accès à la première ligne pour la population.

Une pratique multiple

Il est bon de rappeler que les médecins de famille exercent dans plusieurs sphères de soins. Par exemple, c’est eux et elles qui assument entre environ 90% des temps de garde aux urgences; en plus de l’enseignement, des suivis en hospitalisation, en CHSLD, en obstétrique, en soins palliatifs, etc. Il y a aussi des pratiques dites plus « particulières ». On pense ici aux cliniques de vasectomie, à la médecine sportive ou encore aux chirurgies mineures. Lire la suite

L’accessibilité des patients aux soins de santé est au cœur des préoccupations des médecins de famille. Il en manquait environ 1 500 il y a deux ans. On en est maintenant à un manque de près de 2 000 médecins de famille au Québec; sans compter ceux qui ne reviendront pas suite au dernier affrontement du gouvernement envers eux.

On constate donc toujours un travail à poursuivre avec les omnipraticiens pour réduire les contraintes, alléger les procédures et la paperasse ainsi que d’augmenter la pertinence des consultations; tout en valorisant la profession.

Les plus de 800 médecins de famille de Richelieu-Saint-Laurent sont engagés envers la population pour soigner, rassurer et accompagner les patients. Merci de nous faire confiance!


Les quatre mythes sur les médecins de famille

Mythe no 1 : Les médecins ne travaillent pas assez (« 30% à temps partiel »)
La question sur les sources de cette affirmation est importante. De fait, il semble que ce chiffre tient compte de plusieurs facteurs qui n’ont rien à voir avec l’assiduité au travail. Notamment : les congés parentaux, le temps partiel chez les préretraités, l’arrivée des nouveaux médecins en milieu d’année, les congés maladie en cours d’année, les retraités en cours d’année, Etc. Lorsqu’on retire ces données, le véritable chiffre de « temps partiel » tournerait autour de 5%. Et de ce nombre, il faudrait aussi considérer des médecins qui ont des limitations quant à leurs pratiques (par exemple, à cause de maladie).

Par ailleurs, on demande aux médecins d’être plus accessible en cabinet. Contrairement aux autres provinces canadiennes, les médecins de famille québécois sont très présents dans les activités de 2e ligne : ils couvrent 80%-90% des temps de garde aux urgences (+/- 40% des médecins de famille font de l’urgence), ils font des suivis d’hospitalisation, soignent en CHSLD, soins palliatifs et Aide médicale à mourir (AMM). De plus, ce sont plus de 30 000 accouchements par années qui sont pratiqués par les médecins de famille qui font de l’obstétrique; ils assurent l’enseignement et les suivis des étudiants, etc.

Aussi, une question importante se pose. Si le PL106 devait être adopté avec des cibles de rendez-vous hebdomadaires décidés par on ne sait qui, ni comment : quelles tâches devraient être délaissées pour répondre à ces nouvelles exigences? Est-ce que ce serait les urgences… alors qu’on se souvient tous et toutes des huissiers chez les médecins pour les obliger à pratiquer, justement en urgence?

Les médecins travaillent déjà énormément et supportent largement le réseau


Mythe no 2 : Les médecins sont paresseux - impossible d’avoir des rendez-vous après 16h et les vendredis
Comme on vient de le voir, les consultations cliniques sont une partie du travail des médecins de famille. Leurs pratiques couvrent beaucoup de secteurs du Réseau de la Santé au Québec.

Ils doivent également assurer plusieurs tâches connexes avant et après une consultation médicale, tel que : l’administration de la clinique ou du GMF (finances, RH, équipements, etc.), les analyses des résultats d’examens des patients, les suivis téléphoniques aux patients (très peu rémunéré malgré toute la préparation nécessaire), les formulaires pour les patients (il y a eu un pas dans la bonne direction, mais qui est nettement insuffisant), les formulaires pour la gestion de la clinique et les critères de performance, discussion avec les spécialistes ou les autres intervenants du réseau, etc.

Les chercheurs des HEC qui ont réalisé un rapport pour le compte du ministre de la Santé affirment que les médecins de famille travaillent en moyenne 46h/semaine.

Et il faut nommer qu’entre 50% et 60% des médecins de famille sont en épuisement professionnel, ou ont les symptômes pour un tel diagnostic.

Les médecins ne sont pas paresseux et remplissent plusieurs tâches « invisibles ».


Mythe no 3 : Il y a plus de médecins au Québec qu’ailleurs au Canada
La réalité : il manque entre 1 800 et 2 000 médecins de famille au Québec (évaluation du ministère de la Santé du Québec).

On doit aussi considérer que les médecins de famille au Québec font DEUX FOIS plus de tâches intrahospitalières hors de leurs bureaux/cliniques/GMF (ex.: urgence) qu’en Ontario.

De plus, il est essentiel de constater qu’il y a une hémorragie des médecins de famille sur cinq fronts.

  • Les jeunes : au Canada, 90% des postes pour les étudiants en médecine qui ne sont pas pourvus en médecine familiale sont au Québec; c’est un constat alarmant;
  • Plus de 22% des médecins ont plus de 60 ans : l’attrait de la retraite se fait plus important avec l’approche gouvernementale et les plus vieux médecins ont de très grosses clientèles (1500-2000 patients et plus);
  • La proximité avec l’Ontario et le Nouveau-Brunswick est un attrait concret pour les médecins (on a même entendu parler des USA);
  • Changement de pratique pour une pratique hospitalière exclusive; les jeunes médecins demandent de modifier leur obligation en AMP pour des activités intrahospitalières;
  • Les départs vers le privé; quoique beaucoup plus difficile d’accès avec la loi 83, il demeure attractif; faute de quoi, des médecins songent à reprendre d’autres pratiques (soins infirmiers privés, kinésiologues, etc.).

Il MANQUE des médecins de famille au Québec.


Mythe no 4 : Les médecins n’ont pas de compte à rendre
C’est faux. D’abord, il y a déjà une rémunération mixte (actes médicaux, nombre de patients inscrits, autres tâches hors clinique-GMF, etc.).

Aussi, les ententes GMF prévoient des résultats à atteindre, telles que des heures d’ouverture par semaine; incluant les fins de semaine, de l’accès populationnel, des patients référés par l’urgence…

Il faut noter que les médecins sont toujours des travailleurs autonomes; avec les dépenses associées. Non seulement ils sont rémunérés selon des tâches spécifiques, avec des obligations de résultat, mais ils doivent AUSSI gérer leur situation de travailleur autonome. On y revient dans le prochain mythe.

Les médecins sont déjà payés selon des actes, des tâches et en fonction du nombre de patients inscrits.


Dre Ségolène Chagnon-Monarque, Urgence HPB

Dre Izabela Klosowski, GMF-UMF Saint-Hubert

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